Le festival Vues d’en Face et son équipe sont heureux d’annoncer le lancement de la saison 2 des séances d’en face dès ce mardi 19 septembre.
Et pour tordre un peu les idées reçues (après tout le festival est là pour ça, non ?) nous vous proposons le superbe film Bare de Natalia Leite avec Dianna AgronPaz de la Huerta et Chris Zylka. Et oui, nous avions envie de débuter la saison avec un film lesbien, de beaux paysages de désert américain, des questionnements et des errements (le désert s’y prête à merveille) et le craquant, que dis-je l’adonis mari de l’une des protagonistes… Vous voulez une preuve ? cliquez-ici ! Je vous avez dit que l’on allait tordre un peu les idées reçues ! Alors à vos agendas pour bien débuter cette rentrée cinématographique.

 

Bare

Mardi 19 septembre | 20h15 | Cinéma Le Club

Drame Romance - USA - 2015 - 91 minutes - VOSF

Réalisation : Natalia Laite

 

Synopsys :

Dans une petite ville perdue du désert du Nevada, Sarah s’ennuie. Caissière au super marché, mariée, elle n’a pas comme ses copines l’unique horizon d’une future grossesse. Lorsqu’elle rencontre Pepper, une fille borderline, sa vie s’accélère.

 

Commentaires :

Sur fond d’une Amérique blanche éloignée de tout, la misère culturelle et l’ennui prospèrent. Les stéréotypes abondent, laissant peu de marge à la liberté individuelle. Sarah étouffe, enfermée dans une relation dont on ne sait plus très bien, et elle avec nous, si elle veut encore dire quelque chose. Les alternatives à la vie toute tracée offerte par un déterminisme social sans échappatoire, vont passer par la rencontre avec une fille étrange et déjantée dont Sarah tombe amoureuse. Pepper, elle, a quitté depuis longtemps cet univers, elle navigue en eaux troubles, entre sexe et drogue. Fascinée par sa personnalité et sa liberté sans bornes, Sarah fera l’apprentissage d’un corps mis à nu dans l’univers du strip-tease et ramené à la vie par une liaison lesbienne libératrice et toxique à la fois.

La caméra de la réalisatrice, à l’intérieur du club, ne dévoile que pour mieux cacher car le parcours de Sarah, s’il la révèle d’une certaine façon à elle-même, lui fait transgresser des règles et toucher aux limites d’une liberté en forme d’addiction, sous le regard d’hommes eux aussi, et plus violemment sans doute que la bande de son petit copain, assujettis à des comportements voyeurs et machistes. La caméra s’y fait hypnotique, glissante, mouvante.
C’est finalement dehors face aux paysages grandioses et désolés que se joue la vérité des sentiments, entre Pepper et Sarah, mais aussi entre Sarah et son boy-friend, Sarah et sa mère. L’intérieur est étouffement, quel qu’il soit. Le désert Américain, comme dans « Thelma et Louise » tient ici une place centrale, révélateur à la fois de la solitude et de l’espérance d’une liberté à conquérir.
C’est Le regard de Sarah qui aimante le spectateur, fil conducteur des émotions et des sentiments d’une héroïne attachante. Tour à tour las, voilé, excité, joyeux ou d’une infinie tristesse, saisi par une caméra qui s’attarde, il nous dit comment le monde est mensonge ou vérité.
Dianna Agron interprète Sarah dans ce premier long métrage envoutant et mystérieux de Natalia Leite.

 

La bande annonce | La page web

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