Soirée de clôture du festival. Baston!

Pour ses 18 ans, le festival Vues d’en Face convole avec le collectif Mon cul est une autoroute du soleil et Carton-Pâte Records pour une soirée queer des plus délirantes.

Au programme

Des lives avec Liza Monet et Subermusique
Des DJ Set avec Pardonnez-nous et Spacesheep Des Shows queer avec Les Dragonnes et Spicy Chichi Des animations surprises

Venez discuter, danser, rencontrer, jouir, bref fêter la majorité de Vues d’en Face.

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Photo Soirée de clôture du festival. Baston!
 
 
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Séance d’écoute de documentaires sonores issus d’Arte Radio

Courts métrages sonores, venez écouter des récits de vies, des expériences, des anecdotes et confidences.
Retransmis en différé sur radio campus Grenoble.

L’Egyptien libéré – Aiman raconte sans complexe la vie sexuelle d’un Egyptien d’aujourd’hui.
Un genre de voix – Pascal devenu Pascale, multiplie les exercices de diction et d’intonation chez une orthophoniste. Mais au fait, c’est quoi une « voix de femme » ?
Maman sa femme et moi – J’ai 5 ans, maman rencontre Isabelle. Un récit intime qui fait voler en éclats toutes les idées reçues sur l’homosexualité et l’homoparentalité.
Coming In – La terre entière le savait avant elle. On lui demande encore parfois comment s’est déroulé son coming-out. Le plus dur n’est pas de le dire aux autres, mais à soi-même.


En présence de la réalisatrice Elodie Font.
Notre invitée de ce soir, est journaliste, animatrice radio, réalisatrice de pastilles sonores et auteure d’une bande dessinée.
Elle partagera avec vous ses expériences et échangera sur l’homosexualité, la radio, le documentaire sonore, la narration d’histoires vécues.

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Photo Séance d’écoute de documentaires sonores issus d’Arte Radio
 



Pot d’ouverture de l’édition 18

Moment de convivialité par excellence, le pot d’ouverture du festival lance merveilleusement notre marathon cinématographique au cinéma Le Club.
A partir de 22h30 et après un premier lm pour se mettre dans le bain, vous êtes conviés à l’atelier du 8 pour 1, 2, 3 verre.s de l’amitié, quelques victuailles et de nombreuses rencontres et discussions animées.
Cocopirate, artiste et protagoniste du lm Cerveaux mouillés d’orages, aura la joie de vous faire découvrir au passage ses dessins et acryliques avec l’exposition “Printemps de femmes”.

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Photo Pot d'ouverture de l'édition 18Photo Pot d'ouverture de l'édition 18
 


Printemps de femmes

Bonjour,
Je m’appelle Cocopirate depuis 1976 car c’est à mes 8 ans, vers 1971, que j’ai su dessiner un hérisson en collant des papiers sur un mur. Je voulais devenir professeure d’histoire de l’art.
Mais comment y arriver ? En 1983, à tout juste 20 ans, j’ai eu une hémorragie cérébrale. Elle a été prise en charge tardivement suivie de rééducation…..
Les suites furent meilleures, grâce à la BD et aux tableaux, avec une professeure d’histoire de l’art à Perpignan qui comprit mon envie de création en peinture vers 1998, je sentais le pouvoir de l’acrylique monter en moi.
Peindre à l’acrylique m’a aidée grâce à des cartes postales de villes et de villages, de diables, de diablesses ou de nues. Quand je vivais à Biarritz, dans ma famille, mes couleuvres me poussaient à l’intérieur.
Depuis 7 ans maintenant, je vis avec Hélène, pas comme prof d’histoire de l’art mais comme lesbienne, peintre d’art et handicapée. Et je suis ravie de pouvoir vous montrer mes œuvres et mon travail.
Au plaisir d’échanger avec vous.

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Le pronom que je préfère est la négation

Cette exposition est née d’une collaboration entre des étudiants de l’ÉSAD Grenoble et le festival Vues d’en Face.
Elle propose de questionner la notion d’identité sexuelle, de genre, de réappropriation des « codes corporels ».

 » […] être queer, c’est nier. C’est dans cette foule en devenir que nous avons expérimenté cette intersection de nos corps déviants, problémati- sant nos propres limites corporelles. Baguettes de fées, tiares, diadèmes et masques furent annexéEs à nos membres telles de dangereuses prothèses. »
Extrait du communiqué « Le Pronom que je préfère est la Négation » issu du livre « Queer Ultra violence : Bash Back ! Anthology ».

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Les années sida à l’écran • Conférence de Didier Roth-Bettoni

Didier Roth-Bettoni, journaliste et critique de cinéma, cinéphile enthousiaste, documenté et subtil nous revient cette fin d’année pour présenter son dernier ouvrage Les années sida à l’écran – éditions ErosOnyx, livre dans lequel il mobilise une filmographie très riche souvent essentielle et pourtant en grande partie méconnue. Et comme à VUES D’EN FACE tout se termine généralement devant une toile, nous projetterons également le film Zéro patience de John Greyson qui accompagne la publication dans un jeu d’illustration et de mise en perspective des plus pertinents. Un trésor cinématographique très queer qu’il vous faut découvrir de toute urgence !

Avec « Les années sida à l’écran », Didier Roth-Bettoni livre une lecture érudite et engagée de plus de trente années où le cinéma a composé avec la maladie, oeuvre publiée au moment où le film de Robin Campillo, 120 battements par minute, reçoit le Grand Prix du jury du dernier Festival de Cannes faisant ainsi entrer l’histoire de la lutte contre le sida dans celle du cinéma.
Après son monument sur L’Homosexualité au cinéma (La Musardine, 2007) dont on nous annonce une prochaine mise à jour, ce livre de Didier Roth-Bettoni est un nouveau témoignage pionnier sur la représentation au cinéma, entre 1983 et 2017, des malades et de leur entourage. Dans cet ouvrage, l’auteur déploie une filmographie vertigineuse composée de centaines de films souvent très confidentiels ou malheureusement oubliés, ayant eu et continuant à avoir une importance cruciale sur cette question. Un travail salutaire pour sa capacité à analyser avec acuité ces films dont les enjeux ont indéniablement infléchi le cours de l’Histoire et participé à la construction de la communauté LGBT et la manière dont le reste de la société l’a regardée.
Revisitant ce corpus cinématographique aussi riche que contrasté, Didier Roth-Bettoni annonce ainsi son ouvrage préfacé par Christophe Martet, ancien président d’ACT UP Paris. Les Années sida à l’écran fait le bilan de quatre décennies, met en garde devant une pandémie toujours là, contre le recul de la vigilance, pour que jamais ne se perde l’esprit artiste et militant d’un film comme Zero Patience.
« Ce livre est sur les images de nous en ces temps de tempête. Les images de nous créées en réponse au chaos, les images plaquées sur nous de l’extérieur, les images de nous en communauté, les images de nous seuls face à la mort, les images bienveillantes, les images hostiles, les images empathiques, les images dérangeantes, les images neutres, les images exaltées et folles.
Ce livre comme un mausolée […] Comme un hommage à ceux qui ont fait ces images et qui sont partis, Derek Jarman en tête.
Comme un salut à ceux qui ont fait et font encore ces images, envers et contre tout, John Greyson le premier, son Zero Patience en bandoulière.

Zero Patience, film gay, film queer, film grave, film léger, film consolant, film revendicatif, film de mort, film d’amour, comme un symbole, comme un emblème, tant il incarne, d’une certaine manière… ces années sida et leur cinéma. Comme la résultante des films antérieurs à s’être frottés à la maladie depuis l’apparition de celle-ci, douze ans plus tôt. Comme un moment clé. Comme l’annonce, sinon l’ébauche, de ce qui va se jouer par la suite sur les écrans à propos de cette question. Comme l’écho d’un moment très spécifique dans l’histoire de la maladie et de ses représentations.
Patience zéro, comme un slogan, Zero Patience, comme un manifeste… »
Le film du canadien John Greyson est une fable « électro-pop » sur-vitaminée et irrévérencieuse. Inclassable « musical » militant, le film, sorti entre Les Nuits fauves, de Cyril Collard, et Philadelphia, de Jonathan Demme, ne concourut ni aux Césars ni aux Oscars, mais marqua un tournant dans la vision de la maladie, comme dans la position d’où l’observer.

Didier Roth-Bettoni connait bien VUES D’EN FACE pour y donner régulièrement des conférences sur les représentations homosexuelles au cinéma (Celles et ceux qui ont osé – avril 2017, Méchants gays et vilaines lesbiennes : un grand classique du cinéma – avril 2015, L’image de l’homosexualité au cinéma – avril 2014) ou y présenter des films et des cinéastes gay qui ont compté dans le panorama du cinéma LGBT (Sébastiane de Derek Jarman, cinéaste queer et martyr en avril 2014, Nous étions un seul homme de Philippe Valois en octobre 2016).
Né en 1967, historien et spécialiste du cinéma LGBT international, critique attitré du magazine Rhône-alpin Hétéroclite, Didier Roth-Bettoni « accorde une importance toute particulière à l’idée de mémoire homosexuelle, de transmission intra- et extra-communautaire d’une histoire propre aux gays et aux lesbiennes¹ ». Il évoquera sans conteste cet effet « de génération² qui voit en l’espace de trois-quatre ans – de façon absolument pas concertée – sortir quasiment au même moment le film de Robin Campillo, le livre d’Elisabeth Lebovici³ sur le sida dans l’art, ainsi que plusieurs documentaires ou séries tant aux État s-Unis – sur l’histoire d’Act-Up, qu’en France – sur les mouvements LGBT dans les années 80 à 2000 de Philippe Faucon pour Arte, ou encore en Suède avec la série Snö tirée du livre de Jonas Gardell N’essuie jamais de larmes sans gants (série présentée lors de la 15e édition de VUES D’EN FACE). Autant d’œuvres artistiques marquant le fait qu’un travail intime est enfin possible. Un travail de réflexion, de retour sur notre histoire, notre passé, signe d’un processus de deuil qui est enfin terminé, d’acceptation d’être survivant. »


Pour aller plus loin :

Réf. Les années sida à l’écran de Didier Roth-Bettoni, Editions ErosOnyx, livre de la collection EO images, publication de juin 2017, avec le DVD du film Zero Patience de John Greyson – Canada, 1993.
Le livre sera en vente à l’issue de la conférence à la bibliothèque centre ville et à l’issue de la projection au cinéma le Club. Une séance de dédicace sera prévue à l’issue de la projection.

1- Article par Romain Vallet, Hétéroclite, juin 2017
Lien de l’article

2- Entretien donné en juin dernier par Didier Roth-Bettoni au web-magazine culturel Diacritik
Lien de l’entretien

3- Livre d’Élisabeth Lebovici Ce que le sida m’a fait – Art et activisme à la fin du XXe siècle (JRP Ringier – La maison rouge, 2017)

4- Emission La grande table d’été, du 22 aout 2017, avec Robin Campillo et Didier Roth-Bettoni, sur France Culture
Lien de l’émission



L’apprentissage de Jean-Luc Largarce • Lecture Théatrale

Lecture Théatrale.

Jean-Luc Lagarce, actuellement l’auteur contemporain le plus joué en France, est mort du sida en 1995. Il avait trente-huit ans.
Dans sa courte vie d’ « élégant désinvolte », il a écrit et mis en scène une œuvre magistrale, inventant une langue, une respiration singulière, révolutionnant les codes d’écriture, dans un style reconnaissable entre tous où dire le monde, ou tout au moins tenter d’en rendre compte, est sans cesse contrarié, remis en cause, avec un humour au scalpel, sans fiel ni complaisance cynique.


L’apprentissage est un récit qui met en scène un homme au sortir d’un coma. D’inspiration autobiographique, comme nombre de ses pièces où la maladie (sans jamais la nommer) et la fin prochaine sont au cœur du propos, il raconte avec férocité (et drôlerie !) son retour à la perception, à la conscience, à la pensée. Ce long réapprentissage à la vie, alors qu’il se sait de toute façon condamné à court terme, est livré comme un combat, contre –et avec- soi, contre –et avec- la maladie. Emouvant, drôle et visionnaire…

André Le Hir est comédien et metteur en scène, installé à Grenoble depuis 2009. On a pu le voir notamment dans
« Premier amour » de Samuel Beckett, « Ce que j’appelle oubli » de Laurent Mauvignier, et plus récemment dans le bouleversant « Alphonse, une histoire d’amour » de Marie-Hélène Lafon.



MToME

M To ME • Expo

Cette exposition propose de suivre au travers de 19 photographies, Valérie, un être hors des normes dans lesquelles la société veut nous enfermer.
Refusant de s’emmurer dans une case d’homme ou de femme, Valérie cherche avant tout à être libre.
MToMe, acronyme de Mâle to me propose un portrait intimiste de Valérie, femme transgenre.
Une rencontre touchante entre son modèle et la photographe.


En présence de l’artiste au vernissage et le samedi 8 de 16h à 18h30
Et retrouvez son travail sur :
http://veroniqueserre.fr/

Un moment convivial vous est proposé autour d’un pot pour ouvrir cette 17ème édition en parallèle du vernissage.



Les légendes plurielles • Expo

Pendant toute la durée du festival au cinéma le Club, venez découvrir dans la salle 6 (billeterie du festival) une exposition issue des collections de l’artothèque municipale de Grenoble.


Partenariat inédit cette année, ce service des bibliothèques de Grenoble propose depuis 1976 des œuvres d’art contemporaines en prêt.
Sa collection riche de plus de 1 000 estampes (gravures, lithographies ou sérigraphies) représente les courants artistiques des années 50 à nos jours. Sa collection de photographies commencée dans les années 80 comprend 650 clichés de 150 photographes différents.
L’aventure vous tente ? avec votre carte de bibliothèque, vous pouvez emprunter jusqu’à 3 œuvres pour une durée de 3 mois.
L’artothèque est au 1er étage de la bibliothèque Kateb Yacine à Grand Place, mais déménage à la bibliothèque d’étude et du patrimoine au printemps 2017.